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Besancenot pour la symbolique et les idées OU Royal pour l'antisarkozysme ?
Voilà certainement une question que beaucoup d'électeurs de gauche se posent ? Convictions, vote utile ? Si on vote utile, quel intérêt a alors le premier tour ? Est-ce que le risque de redevoir voter pour un candidat de droite au deuxième tour n'est pas trop important ?
Personnellement, je suis pour qu'on fasse entendre ses convictions : tant pis pour Ségolène Royal ou François Bayrou s'ils ne sont pas au deuxième tour, c'est finalement le jeu de la démocratie. Ils n'avaient qu'à nous convaincre de voter pour eux autrement que par la peur du grand méchant Le Pen...
Cette question, beaucoup se la posent : voter pour un homme jeune, beau parleur, prononçant un discours porteur et de gauche est tout de même séduisant... Qu'y a-t-il d'autre à gauche ? Bové... Sympa, alter, généreux, ce pourrait être le bon choix. Mais enfin, il semble un peu opportuniste : pendant 5 ans "non, non, la politique ne m'intéresse pas" puis il retire sa candidature des collectifs antilibéraux, et enfin la candidature réelle... Ça fait un peu brouillon, tout ça.
Buffet : elle est... communiste. Arrêtez de rigoler, elle est courageuse...
Laguiller : elle a bien vieilli, Arlette... Elle est marrante, mais enfin 6 fois, ça fait beaucoup.
Schivardi : j'ai dit sérieux...
Finalement, Besancenot correspond bien au profil de l'électeur de gauche... Alors qui, Besancenot ou Royal ? Non, non, il faut élire quelqu'un de crédible... Mais enfin quand même, il est séduisant, ce garçon.
On imagine bien le paradoxe dans lequel se situe l'électeur de gauche : et s'il se laissait tenter ? Rien qu'une fois ? Et si, finalement, ils se laissaient tenter, à plusieurs ? S'il dépassait les 5 % ? Après tout, ça reste possible... Une nouvelle dynamique à gauche, ça ferait du bien, non ?
Olivier Besancenot pourrait bien être la surprise : ça bouleverserait certainement le paysage politique actuel, spécialement à la gauche de la gauche.
Un 5e pouvoir, tel que le décrivent les médias traditionnels : liberté de parole absolue, individualisation de cette liberté, démocratisation très avancée ? Ou esbrouffe : flicage permanent difficile à contrer, beaucoup de déchets qui rendent les infos difficiles à sélectionner ?
Certainement les deux : 60 % des sites sont pornographiques, on trouve plusieurs millions de skyblogs et "myspace" sans grand intérêt... Mais il reste un outil qui permet à des "apprentis journalistes/reporters/inteviewers/réalisateurs/artistes" de se faire connaître : politicshow.net ont permis à Nicolas Voisin et Julien Villacampa de se faire connaître, tant et si bien qu'ils développent aujourd'hui une émission de télévision et une webTV émettant 24h/24... D'autres plateformes, plus coopératives (dites "participatives" ou Web 2.0), permettent à chacun d'ajouter sa pierre à l'"édifice de la connaissance/information" : la bien connue Wikipédia, mais aussi AgoraVox (journal d'informations où les internautes sont les journalistes), leweb2zero.tv...
Où les candidats essaient de surfer sur la vague : Ségolène Royal, pour commencer, a énoncé son slogan "débat participatif" et développé sa plateforme "Désirs d'avenir", où les internautes écrivaient en partie son programme. François Bayrou a entrepris une politique plus large et plus profonde : son équipe, son parti et lui-même ont investi très rapidement le Web, en permettant notamment à Nicolas Voisin (poliTICshow.net) de l'interviewer pendant 3 heures, en y passant du temps, ce qui permet d'être au courant de ce phénomène et de flatter les internautes (le sondage AgoraVox lui donne 36% des intentions de vote et les électeurs de Votez2007.com l'élisent Président depuis la mi-février).
Profitant de cette vague Internet qu'il a su investir mieux que les autres (selon moi), Bayrou a lancé l'idée d'un débat à 4, sur Internet, et pourquoi pas sur AgoraVox. Carlo Revelli, fondateur du site, a tout de suite répondu par l'affirmative, souhaitant y associer d'autres sites politiques et blogueurs : Marianne2007, 20minutes ont accepté, Daniel Schneidermann (animateur d'Arrêt sur Images, sur France5 et grand blogueur) s'est même proposé pour l'animation, la production et la réalisation mais politicshow.net a tout de suite refusé, refusant l'idée d'un débat où les 12 candidats ne seraient pas traités à égalité, alors justement que l'outil Internet le permet.
Riposte des organisateurs : les 8 "petits candidats" auront un rôle de commentateurs, à l'extérieur du plateau, car un débat à 12 se transformerait en grande cacophonie. Non, répond politicshow. Bon, ça se fera sans politicshow, tant pis pour eux...
Mais au fait, ils veulent bien, les candidats ? Bayrou, d'accord, mais les autres ? Oui, dit Le Pen. Mouais, dit Ségolène. Non, dit Sarkozy.
Le web a besoin d'encore un peu de notoriété pour devenir un 5e pouvoir.
Màj 17/04/07 :
Le média Internet a échoué dans l'organisation d'un débat entre les principaux candidats avant le premier tour de l'élection présidentielle. En dépit de la décision d'utiliser une "page blanche", c'est-à-dire, de renoncer à l'utilisation de toute marque ou logo dans la diffusion des échanges entre les candidats, les sites et les blogueurs regroupés dans une invitation commune n'ont pu convaincre François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy de se réunir ensemble, le lundi 16 avril au matin, dans un studio préparé pour les accueillir.